MON PARCOURS

Temps de lecture : 10 minutes

 

Vous trouverez en entête de cette page, quelques photos de moi en studio qui défilent de manière automatisée au travers des années écoulées.

 

Les noms propres et les mots divers soulignés et de couleur rouge sont tous cliquables et vous permettront d'accéder aux informations du sujet concerné si besoin, afin d'en savoir plus.

 

Je vous souhaite une bonne lecture.

 

 

PROLOGUE

 

Il est toujours délicat de parler de soi en réussissant à être le plus honnête possible, en ayant le recul nécessaire pour ne pas enjoliver la réalité, notamment quand on évolue professionnellement dans un univers où l'image est reine. 

 

J'ai donc tenté de vous décrire ici mon parcours comme si je m'adressais à mes enfants, en toute sincérité et en dévoilant une part d'intimité sur les aspects de ma vie personnelle qui auront un impact sur qui je deviendrai artistiquement et donc sur ma carrière de compositeur.

 

Tout ceci avec la volonté de leur faire découvrir quel aura été mon chemin d'artiste dans ce milieu des plus complexes à appréhender.

 

Mon idée, ce faisant, est aussi de contribuer à véhiculer un état d'esprit inspirant, directement tiré de celui de Walt Disney lui-même et parfaitement illustré par sa célèbre maxime : "If you can dream it, you can do it".

 

Mai c'est aussi de répondre aux questions récurentes des journalistes ainsi que des personnes que je croise dans mon autre milieu professionel du développement d'entreprises.

 

Voici donc mon histoire de compositeur professionnel , sans exagération ni petits arrangements avec les faits. Et je crois pouvoir dire aujourd'hui avec le recul que confère le temps qui passe, que j'en suis assez fier. 

 

 

CHAPITRE 1 : GENESE D'UN AUTODIDACTE

 

Beaucoup de chose nous viennent de notre enfance. Et je n'échappe pas à cette règle...

 

Je me souviens encore, de la musique du Allan Parsons Project, groupe qui fût une de mes premières influences musicales, que j'écoutais assis à l'arrière de la R18 de mon père qui filait en ce temps là sur les routes du sud de la Bretagne au début des années 80, vers 1982 plus précisément.

 

En ce temps là,  une part des français se sentait pousser des ailes à l'avènement de l'ère du renouveau, suite à l'élection de l'acteur Ronald Reagan comme 40ème président des USA dont la pensée commençait à insuffler alors le monde libre.  Tout semblait possible à celles et ceux qui voulaient entreprendre.

 

J'ai grandi au sein d'une famille où le militantisme de lutte des classes était central et majoritaire parmi les membres et les sujet de débats familiaux que j'écoutai alors avec attention vers 7 ou 8 ans, face à la position plus libérale que seul mon père défendait alors au sein du clan. Je perçois dès lors un clivage entre deux visions rêvées du monde. J'opterai pour le courant de pensée libérale de mon père : ni de gauche, ni de doite, juste tournée vers la liberté de chacun à s'autodéterminer. J'observe déjà que les libéraux semblent avoir une vie plus agréable. Le choix est donc simple quand on a des rêves à réaliser : je serai un libéral humaniste, sorte d'hybride de la pensée, mix de toute cette culture familliale.

 

A cette époque, avec mes parents nous étions revenus depuis peu d'Afrique noire où nous avions vécu en Côte d'Ivoire durant l'année 1980. Une expérience qui forgera les racines de mon ouverture aux autres cultures et révèlera une facette ethnique dans mon approche musicale dès les années 90, avec notament les opus électro-ethniques African Dream et From The Deepest Origins qui ont tous deux vu le jour en 1998 et que je présentaerai ensuite au MIDEM de Cannes en 2002. Cette approche musicale mélangeant synthétiseurs et échantillons de voix ethniques est popularisé par l'arrivée du groupe français Deep Forest et son tube mondial Sweet Lullabye, d'un tout nouveau genre musical sorti en 1994 et dont l'album décroche un Grammy Awards. Je ferai des années plus tard la connaissance d' Eric Mouquet, un des deux compositeurs du groupe, au Synthfest de Nantes, haut lieu de rencontres annuelles des passionnés de synthétiseurs en France.

 

Grandissant à Quiberon en 1982 et 1983, nous vivions alors dans un modeste appartement de deux pièces. En semaine, une fois couché, j'écoutais en fond le son de la TV et ses artistes de variété qui chantaient. Cela a commencé à structurer ma pensée musicale. Et, le samedi soir, nous étions installés, comme beaucoup, devant le poste de télévision pour regarder "Champs-Elysée", la grande émission populaire de divertissement culturelle de l'époque. Là où défilaient quantité de vedettes françaises et internationales.

 

J'ai découvert ensuite Daniel Balavoine pour mes 10 ans en 1985, au travers d'une cassettes offertes par mon père, accompagnée de mon premier  Walkman.

 

Daniel sera le déclencheur de mon ambition de compositeur. J'étais, et suis toujours aujourd'hui, fasciné par son approche musicale innovante au travers de son utilisation du révolutionnaire 1er sampleur, le Fairlight CMI. Mais aussi par ses textes profonds remplis d'engagement humaniste. L'album "Sauver l'amour", sera hélas son dernier mais aussi son plus abouti. Il reste encore mon préféré entre tous, plus de 40 ans après sa mort, aussi tragique que soudaine, dans cet accident d'hélicopère du 14 janvier 1986 en Afrique

 

Cette même année je quitte la Bretagne pour la Côte d'Azur. Ce qui va, là aussi, contribuer à m'ouvrir un peu plus aux autres. Je deviens alors un "immigré breton" en terre méditéranéenne. Changement culturel garanti ! Je passe de la culture du bagad celtique à celle de Marcel Pagnol !

 

 

CHAPITRE 2 : UN APPRENTISSAGE SOLITAIRE

 

Ce n'est que tardivement, en 1988, j'avais alors 13 ans, qu'a commencé le début de mon auto-apprentissage musical, assis rigoureusement 2h tous les soirs après l'école devant un synthétiseur, le Yamaha PSS-480. Tandis que les garçons de mon âge s'amusaient dehors, moi je faisais le choix de bosser et de m'investir déjà pour mon avenir... J'avais décidé, à la mort de Daniel, que je deviendrai compositeur de musique professionnel. Ce synthé, payé neuf l'équivalent de 400€ à l'époque, représenatait alors pour moi un petit trésor de petit orgue/synthé/jouet commandé sur le catalogue de La Redoute avec mes petites économies accumulées lors des Noël et anniversaires. Mais aussi gagnées en ramassant durement des légumes, à la tonne parfois et en un jour (vive les patates !), sous le soleil d'été de la ferme de ma grand-mère maternelle, quelques jours chaque été entre 9 et 12 ans, en Bretagne. Cela m'inculquera et ancrera en moi les valeurs d'effort, d'opiniatreté et de satisfaction du résultat obtenu qui seront ensuite un fondement de ma personalité. Bref, j'étais certain alors qu'avec cet outil musical, une carrière musicale m'ouvrirait les bras. Un premier pas était fait !

 

Entre mes 12 ans  (1987) et mes 16 ans (1991), je découvre à la file Jean-Michel Jarre, Vangelis, Jean-Stephan Regottaz, Ennio Moriconne, John Williams et la musique de film et new-age en général. Je dévore tout ce sur quoi je peux mettre la main en terme musique instrumentale et synthétique.

 

Ensuite, hyper motivé sur le chemin de l'atteinte de mon rêve, je fis l'acquisition en 1991 de mon premier synthétiseur professionnel : le Roland D-20 . Acheté l'équivalent de 1000€ de l'époque en occasion et que je possède toujours aujourd'hui d'ailleurs. Ceci peu après mes 16 ans, en revendant hélas mon premier instrument pour financer en partie ce second.

 

Tout ceci sera suivi par nombre d'autres synthés et matériels de musique assistée par ordinateur. A ans j'ai mon modeste mais efficace home-studio dans ma chambre. Je suis alors en capacité de produire et graver sur CD mes morceaux de musique, ce qui va ouvrir le champ des possible pour la suite.

 

 

CHAPITRE 3 : OPPORTUNISME DECOMPLEXE

 

Ma carrière musicale débuta concrètement en 1993. J'ai alors à peine 18 ans. Ceci via quelques modestes B.O de films institutionnels pour des élèves en école de communication à Sophia-Antipolis. 

 

1995-1997, de 20 à 22 ans je suis militaire durant 2 ans à Gap. Je m'occupe, en plus de mon activité de militaires, de la chorale des enfants de gradés sur mon temps personnel pour lequels je compose. Je quitte pour l'occasion mon registre de compositeur de musiques de films en devenir. L'expérience est intéressante.

 

1999, direction la côte Est des USA où je rejoins à Wilmington NC, ma girlfriend américaine du moment, actrice de sa personne. Ceci afin de voir si une carrière est envisageable chez les ricains. Je pénètre alors dans le petit monde merveilleux du plateau de tournage d'une fameuse série pour teenagers qui a alors le vent en poupe. Série éponyme dans laquelle apparaît à l'écran un certain "Dawson", personnage incarné par l'acteur James Van Der Beek, qui sera le seul acteur de premier plan de la série que je ne rencontrerai jamais, faute de ne pas être sur le set de tournage au même moment que lui. Toutefois, j'y sympathise avec une adorable débutante Katie Holmes qui, anecdote, deviendra des années plus tard l'épouse de Tom Cruise. Bref, je suis, à 24 ans, sur cette série, au succès populaire international qu'on lui connaît à l'époque chez les ados et que les moins de 40 ans ne peuvent donc pas connaître, comme le dirait presque une célèbre chanson... Elle est tournée dans les studios Screen Gems de Franck Capra Jr. Là, ça devient donc du sérieux...

 

Hélas, je n'ai pas vraiment les papiers adaptés à une installation pérenne... Je n'en ai pas du tout en fait ! "J'habite chez une copine" avec mon visa touristique ! Je finis donc par rentrer en France, mais j'ai appris et surtout compris que mon rêve d'un carrière de compositeur était concrètement réalisable. Ca devenait palpable.

 

Après cette première incursion au pays des cowboys, parlant anglais comme un vache espagnole à l'époque, je retente ma chance en 2007, mais cette fois-ci sur la côte Ouest, à Los Angeles. J'y suis très gentiment reçu par le compositeur Paul Haslinger (ex-membre du célèbre groupe germanique de musique électronique à succès Tangerine Dream, mondialement connu dans les années 80 pour avoir composé entre autres la musique futuriste de la série TV "Tonnerre Mécanique"). Nous sommes dans son studio privé, alors installé à son domicile. En bon passionnés, nous y échangeons alors avec frénésie sur le matériel de musique et les techniques liés aux musiques actuelles par ordinateur. Cependant, après mûre réflexion, je ne donnerai pas suite. En effet, une concurrence de malade sévit déjà sur place entre les 7.000 compositeurs-voituriers-concierges-ninjas en devenir. Merci, mais je n'ai pas vocation à me faire hacher menu par les voraces mâchoires hollywoodiennes pour trois cacahuètes de rémunération et venir ensuite gonfler les rangs des homeless. Je vais donc essayer de trouver un ciel plus clément pour me réaliser...

 

 

CHAPITRE 4 : ASCENSION VIGOUREUSE

 

En 2012, je rencontre Hans Zimmer. La rencontre est clairement exceptionnelle. Hans me galvanise suffisamment pour que je me donne les moyens de mes ambitions : passer pro à l'international ! Mais cela, je dois le faire à présent à partir du "bout du monde", à la pointe ouest de la Bretagne, par nécessité de stabilité familiale, car ma première fille va naître. Je cré donc à partir de 2013 mon propre studio pro privé à la maison, dédié à la musique de films et électronique : le Planétarium Studio. Avec Hans, je me suis pris le choc artistique et humain qu'il me fallait pour franchir un nouveau cap. Danke Hans !

 

Vous me direz à ce stade que j'ai eu bien "de la chance" au travers de toutes ces belles rencontres ? Possible... Mais en fait, la réalité c'est que je les ai provoqué ! Il y a eu un gros travail en amont. Et vous aller voir que c'est très loin d'être fini !

 

Sur le même modèle justement, je rencontre en 2017 une de mes idoles d'enfance au Festival de Cannes : Arnold Schwarzenegger hymself ! The Austrian Oak, The Myth... Comblé je suis ! Là franchement, carton plein ! Il est là pour présenter le film documentaire dont il assure la voix off "Wonders Of The Sea" réalisé par Jean-Yves Cousteau, fils du célèbre Commandant Jacques-Yves Cousteau.

Bref, on discute, on discute, on discute... Et j'en oublie de prendre un selfy avec Arny avant de nous quitter ! Tragique non ?

 

Je rencontrerai, quelques mois plus tard la même année, dans ses bureaux de Los Angeles, le sympathique Patrick Knapp Schwarzennegger, neveu et avocat d'Arnold. Lieu "réserve" stratégique du clan germanique, là où la bière allemande ne se tarit jamais. Mais ceci est une autre histoire, que la décence m'interdit de conter ici...

 

 

CHAPITRE 5 : RETOUR GAGNANT EN TERRE PROMISE

 

J'ai vécu à Cannes avec mon père dans mes jeunes années, de 1986 à 2005. Le Festival de Cannes y était alors l'évènement incontournable de l'année. J'avais eu  déjà une opportunité d'en gravir les marches à 18 ans à l'occasion d'une place offerte par une amie de lycée en 1993. Je monta les fameuse marches rouges, un jour de mai, aux côtés de l'acteur David Carradine, je croisais ensuite dans le hall Jean-Claude Van Damme, et pour finir j'étais assis, en bas dans la fosse, parmi les vedettes internationales, dont Christopher Walken assis sur le siège devant moi. Ce fût une bonne mise en abîme motivante de l'objectif poursuivi.

 

13 ans plus tard, ayant quitté le sud de la France, on est alors en 2018, et il se trouve que j'ai le vent en poupe. Je décroche cette année là ma première montée des marches à Cannes mais cette fois comme compositeur professionnel pour la B.O du thriller 2 Graves In The Desert, affichant deux stars hollywoodiennes : Michael Madsen et William Baldwin. Le niveau monte à nouveau d'un cran et en plus je m'en serai fait des potes, 6 mois plus tôt, en passant du temps avec eux h24 dans la caravane de Michael à refaire le monde sur le tournage qui se déroule alors près de Las Vegas, dans le desert de Mojave. Je parle beaucoup mieux "l'amerloque" cette fois-ci, me voilà sauvé !

 

La même année, installé en première ligne à 3 mètres d'un des maîtres de la musique de films, avec ses plus de 500 B.O.F  composée, j'assiste à Paris à la tournée d'adieu d' Ennio Moriconne, 88 ans déjà, qui est alors en pleine direction d'orchestre symphonique à Paris. Upercut sensoriel garanti...

 

En 2018, sort également à travers le monde la série documentaire franco-chinoise "La Chine au Fil des Rails" ("China Express" en anglais). Série en 6 épisodes de 52' et dont j'aurai l'honneur de composer la partie des musiques originales. Elle cumulera 1,2 milliards de spectateurs en TV à travers le monde. Pas trop mal pour un galop d'essai en série documentaire !

 

En 2019, nous sommes, conjointement avec mon camarade le producteur corse de cinéma et de TV Marc Andréani, à l'origine du projet de traversée de la Manche en Flyboard Air par Franky Zapata, une 1ère mondiale, 110 ans après Louis Blériot en avion à moteur. Exploit duquel naîtra le film documentaire de 90' Flying, commandé et diffusé par Canal+dont j'écrirai la musique du générique sous la forme du titre électro Aircraft 1909. Le documentaire est un évènement. On ne traverse pas tous les jours la Manche en volant façon Surfer d'Argent !

 

 

CHAPITRE 6 : VIRAGE OUVERT

 

Arrivé en 2020, avec au compteur pas mal de B.O de plus, composées pour des médias de premier plan (TF1, Canal+, France TV, Gaumont, etc), je me diversifie dans la chanson auprès d'artistes de variété et de comédies musicales. Ainsi qu'en tant que réalisateur musical pour des collections de livres audio pour la jeunesse. Dont notamment la superbe trilogie de bandes dessinées en 3 volumes + CD  "Le Rêve de Jane" en accord avec la primatologue mondialement reconnue Jane Goodall que je rencontrerai pour l'occasion de la validation du travail réalisé avant publication et sortie commerciale. Cette trilogie relatant le récit du début de sa relation avec les chimpanzés, à Gombé en Afrique.

 

De 2021 à 2025, je serai en charge de mettre en musique "Face au Climat", ambitieuse série documentaire internationale en 9 épisodes de 52' sur l'évolution du climat dans le monde, présentée par l'aventurière bretonne Anne Quéméré pour Ushuaïa TV et le groupe TF1. La série qui laisse alors libre court à mon sens de la mélodie en utilisant l'orchestre à cordes à foison. Je prends donc beaucoup de plaisir  à composer. C'est fluide, la musique coule toute seule, j'adore.

 

 

CHAPITRE 7 : GUERRE EN UKRAINE

 

En 2022, je soutien la résistance ukrainienne face à l'agression russe en utilisant la voix du président Volodymyr Zelensky, sur le titre Free Like You, dans le cadre de l'album Peace Will Come que je produis alors au sein du collectif des "Artistes Français pour l'Ukraine" que j'ai rassemblé pour l'occasion à bord du projet, dont notamment le compositeur Jean-Philippe Rykiel. Ceci dans le but de financer une partie de l'accueil en France des femmes et enfants déplacés de guerre. Un vidéo clip "du pauvre", pourvu de seulement 1000€ de budget et auquel participerons entre autres moi-même, mon épouse ukrainienne et notre plus jeune fille qui a désormais 2 ans, est alors tourné. Pas moins que le réalisateur des clips d'Elton John, de Sinnead Oconnors, Johnny Hallyday etc... David Vital-Durand  nous fera la gentillesse de se rendre bénévolement disponible pour venir le réaliser en Bretagne en juin 2022, puis pour le monter.

 

J'avais précédemment eu la chance  de composer pour David et son frère Raphaël en 2018 la B.O de leur 1er long métrage de fiction "Et Mon Coeur Transparent" avec au casting Caterina Murino, ex James Bond Girl du film Casino Royal (avec Daniel Craig), et aussi l'acteur français Julien Boisselier.

 

S'en suivra ensuite tout un battage médiatique pour lequel je suis invité à Paris sur le plateau de BFM TV lors de la venue en France de l'épouse du chef d'état ukrainien. Epouse que je rencontrerai très fugacement et qui repartira avec une poignée de nos CD dans sa valise. Le clip circulera pas mal sur le front, rapidement partagé entre les défenseurs de la liberté grâce à Andreï Vovk, oncle par alliance et héros engagé volontaire pour la liberté, mort sur le champs de bataille ukrainien à 51 ans en 2023.

 

 

CHAPITRE 8 : HORIZON NOUVEAU

 

En 2024, ma chaîne Youtube dépasse les 100.000 abonnés du monde entier. Je reçois alors le fameux trophée argenté de Youtube. Cool ! Quoi que je sois un peu en dilettante sur le suivi de ma chaîne. 

 

Dès 2024, je suis parfaitement lucide sur la situation à venir des compositeurs dans l'industrie du cinéma et comprends que, malgré les gesticulations de nombre de mes collègues, et considère que l'IA va dévorer 90% du marché de la musique de films sur les 5 à 10 ans qui viennent. Je comprends dès lors que seuls subsiteront ceux qui auront su développer une patte artistique marquée d'un son bien à eux.

 

Je commencais déjà, dès 2023, à pivoter sérieusement vers l'univers des spectacles son et lumière par envie de contact avec le public. Je décide dès lors d'y aller pied au plancher !

 

Depuis 2026, ayant dépassé les 60 B.O.F livrées et fais un bon tour du métier, je complète donc

ma palette artistique en préparant la production d'évènements "son & lumière immersifs". Spectacles qui se produiront à partir du pringtemps 2027.

 

Il s'agit pour moi d'une nouvelle discipline mais en l'occurence surtout d'une zone d'expression libre, non contrainte par une pellicule imposée. Le domaine est captivant.

 

 

EPILOGUE

 

Aujourd'hui, je continue à cultiver ce fragile et précieux équilibre professionnel, en continuant à mener simultanément mes deux carrières.

 

La cinquantaine passée et une relative et satisfaisante réussite des deux côtés, j'en conclue que ce fût le bon choix que tout mener de front durant plus de 30 ans, sans avoir eu à repousser la musique à "plus tard", comme beaucoup le font par nécessité financière ou submersion du quotidien. Un "plus tard" qui, par essence, n'est jamais certain... Et qu'en dire à l'avènement d'I.A comme Suno à présent...

 

Comme le dit un proverbe slave : "la vie est un bien perdu pour celui qui ne l'a pas vécu comme il l'aurait voulu". Cette doctrine je l'ai faite mienne durant ces 30 années passées.

 

Je vous souhaite une bonne découverte de mon modeste univers artistique.

 

Erwan COÏC.

 

Le 17 Avril 2026

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